Le jour se lève
en chemise de nuit
sur le jardin
quand Mathurin
écrase une vesse-de-loup
en ramassant
ses draps séchés
dans un pré voisin
Au-dessus de la poussière
brune
qui s’en envole,
l’arbre de la pendue
croaille
les messages bâclés
d’oiseaux chagrins
et voici l’heure
de la visite
Ils n’ont laissé
que la table saignée
des humeurs du fils
à l’Opinel numéro huit
et le lit qui a supporté
le poids de tes derniers
trois cents jours.
en chemise de nuit
sur le jardin
quand Mathurin
écrase une vesse-de-loup
en ramassant
ses draps séchés
dans un pré voisin
Au-dessus de la poussière
brune
qui s’en envole,
l’arbre de la pendue
croaille
les messages bâclés
d’oiseaux chagrins
et voici l’heure
de la visite
Ils n’ont laissé
que la table saignée
des humeurs du fils
à l’Opinel numéro huit
et le lit qui a supporté
le poids de tes derniers
trois cents jours.
Quand on commence par des césures... faut s'attendre à trancher dans l' vif.
RépondreSupprimerLes trois cents derniers jours, il se sentit patraque. (Croailler-je ne connaissais pas)
RépondreSupprimerMmmmmmmmmh.
RépondreSupprimerJ'ai tout vu d'un coup...
:0)
la dernière strophe contient des sons de boucher et me fait frisonner. Fort.
RépondreSupprimeroups frisSonner !
RépondreSupprimerLes vesces de loup, ça vaut pas les pets d'lapin...
RépondreSupprimercelui là, il est assez terrifiant; le rural's blues... sans rire, la sécheresse,la corde et la poussière, le cri et tchack! le couteau! nomdedieu la mort...
RépondreSupprimerSe foutre sur la gueule à coup de vesses de loup, le pied ! Et c'est pas encore interdit comme les rassemblements fesses de boucs.
RépondreSupprimerCeci dit, blague et radio nostalgie à part, ce poème est bien troussé. Me fait penser par la profusion d'images à ceux de Norge.
Et du coup j'ai aussi visité la page Wikipedia d'Opinel : http://fr.wikipedia.org/wiki/Opinel
@FP : "s'attendre"... c'est un autre rapport au temps...
RépondreSupprimer@FM : et toi ? :o)
@Sofka : tu m'as envoyé mon colis ?
@Kouki : c'est toujours intéressant les retours de lecture.
@Vinosse : oui, c'est parfois beaucoup de bruit pour rien.
@Jibé : rural's blues ? tu as le sens de la formule, j'aime bien.
@Gibi : Norge ? connais pas, je vais me renseigner.
@ Anna : Mouhahahahahahahahaha ! (En recommandé.)
RépondreSupprimerLes mouhahahahahahahahahaha, c'est du kiki!
RépondreSupprimerEt personne a osé reprendre ma "vesce"...
RépondreSupprimerPar politesce ?
@Vinosse : si, moi, relisez mon com'.
RépondreSupprimer(Dites, faut être sacrément centré sur son égo pour commenter la qualité des commentaires des autres, faire des com' souvent hors sujet et exiger par dessus le marché que "les autres" y répondent.)
Et puis, votre vesce vaut-elle vraiment un pet ? :o)
@: faut être sacrément centré sur son égo
RépondreSupprimerJ'ai pas d'leçons à recevoir, je pense...
@ Vinosse et Anna : tûtûtût ! On ne se chamaille pas ! :0)))
RépondreSupprimerPourquoi des draps séchés et non pas secs ?
RépondreSupprimerEnfin bref, ceci n'a strictement aucune importance.
@Sofka : Hé ! Madame, Madame ! tu pourras me donner du chocolat à la récré ? J'aime pas les pâtes de fruit.
RépondreSupprimer@Borhen : bonne question (z'avez un œil de chirurgien, vous)
Et bien parce que "séché", c'est sensuel à prononcer et à entendre.
Vous faites donc de la musique avec les mots aussi... Beau texte à la belle gueule boiteuse et bien marquée.
RépondreSupprimer@ Anna : Voui, si t'as été sage, ma toute belle ! :0)
RépondreSupprimerQue c'est long d'apprendre à lire les poètes! Toujours ce besoin de comprendre... (Sauf"les céruses de l'instant", ça je dois pas avoir le bon dico!) Sinon, les sons, le chant des mots, "la table saignée des humeurs", ça me cause bien... (Putain, la campagne!:)
RépondreSupprimerLa remarque de Chr. Borhen sur les draps m'a permis de remarquer que dans ce texte les draps séchaient sur le sol (c'était comme ça jadis). J'étais passé à côté à ma lecture et cru qu'ils étaient étendus sur une corde à linge. Comme quoi, les réflexes de lecture sont ancrés (ou que je ne me foule pas quand je lis) !
RépondreSupprimer@l'Infernale : merci m'zelle ! :o)
RépondreSupprimer@Sofka : Bon, ben j'peux m'asseoir dessus alors... :o(
@Depluloin : Dieupentale, Dieupentale, une minute d'arrêt ! :o)
(prononcer Dioupenn'tal', c'est meilleur)
@ Anna : :0))) Naaaaaaan, t'inquiète.
RépondreSupprimerBonjour Madame Anna,
RépondreSupprimerContent de ton passage là-bas. J'étais pas bien loin, juste un peu caché dans les fourrés :)
"...humeurs du fils
à l’Opinel numéro huit"
C'est tendre, j'aime beaucoup...
Ca y est il est mort ? Il n'a plus qu'à décrocher la chouette crucifiée sur la porte de bois alors !
RépondreSupprimerOn avait dit "d'un instant". Entendons nous sur la définition de ce mot Mâme de Sandre :0) (Quant à "Macha Taussy", c'est d'un goût, mais d'un goût !)
RépondreSupprimerNon, mais ne réponds pas, c'est pas la peine... j'ai compris, je m'en vais (Soupir). C'est vraiment trop injuste !
RépondreSupprimer@FM : Bon. Je ne voulais pas te répondre mais puisque tu insistes :
RépondreSupprimer"Macha Taucy c'est d'un goût" ? Peux pas commenter, j'ai pas vérifié.
Argh ! Anna m'a tuer (tu es atroooooooooce).
RépondreSupprimerFM, normal avec (si j'ose dire) une perche pareille !
RépondreSupprimer@ Kouki : Je suis trop GENTILLE. On me l'a déjà fait remarquer.
RépondreSupprimerMerdre alors !?
RépondreSupprimerJ'avais laissé un com. ici !!!
groumpffé !
schl-schlickqqq '''!!!
Croailler? Boudiou, là je sèche. Un arbre qui croaille de l'écorce, c'est qu'il est dur de la feuille? trève de plaisanterie Anna, joli texte. et puis placer comme ça l'opinel numéro huit, moi je dis bravo!
RépondreSupprimerLa déesse aime les histoires de pendus
RépondreSupprimer"l’arbre de la pendue
croaille
les messages bâclés
d’oiseaux chagrins"
ça c'est du son qui tue