J'ai rebroussé chemin
sur la promenade
que nous faisions souvent
j'y marchais seule
en attendant
que tes rêves te portent
ceux de la maison
bâtie un jour
dans nos jeux
où j'entrais
et quittais à la hâte
mes habits dans le vestibule
je poussais la porte
du fond
et tu riais de me voir
parfois nous prenions
tout de même
le temps d'écrire
sur le bord du trajet
je ramasse un papier
où je reconnais
ton ancienne écriture
je le caresse avec
la douceur
que tu aurais pu avoir
pour toucher
ma joue
ce matin
si tu avais choisi
de palisser
l'enclos que j'ai construit
ici pour nous
Debout adossée
à ton absence
je roule la feuille manuscrite
la porte à mes lèvres
et en bois
tout le sang chaud.
sur la promenade
que nous faisions souvent
j'y marchais seule
en attendant
que tes rêves te portent
ceux de la maison
bâtie un jour
dans nos jeux
où j'entrais
et quittais à la hâte
mes habits dans le vestibule
je poussais la porte
du fond
et tu riais de me voir
parfois nous prenions
tout de même
le temps d'écrire
sur le bord du trajet
je ramasse un papier
où je reconnais
ton ancienne écriture
je le caresse avec
la douceur
que tu aurais pu avoir
pour toucher
ma joue
ce matin
si tu avais choisi
de palisser
l'enclos que j'ai construit
ici pour nous
Debout adossée
à ton absence
je roule la feuille manuscrite
la porte à mes lèvres
et en bois
tout le sang chaud.
Je suis indignée !
RépondreSupprimerDans une volée de marches aux portes cachées le transport, de la joie et une sensualité du diable. Beau texte je relis (tu sais qu'il me faut plusieurs ...)
RépondreSupprimerah oui, et j'aime beaucoup l'image de la 'maison' entre eux.
Je passais par là avant de bifurquer à gauche à droite, l'étonnement,haut de gamme, me fit faire halte avant de m'en aller sur la pointe des pieds,promeneur indiscret,satisfait.
RépondreSupprimerson ancienne écriture
RépondreSupprimerIl arrive qu'un poème éclaire une facette obscure de l'existence d'un de ses lecteurs. Ou du moins donne du grain à cette obscurité, comme celui d'une toile émeri. C'est mon cas en te lisant.
RépondreSupprimerCe texte fait penser à un "Dialogue sans parole" pour parodier un très vieux truc du début de la télé. Beau et profond. Et plus tendre que beaucoup de tes autres textes, du moins en apparence. Un poème d'amour.
A noter l'ambiguïté du "bois" de l'avant-dernier vers.
@Moons : Hessel, je vous avais dit de ne pas venir polémiquer sur mon blog, flûte à la fin !
RépondreSupprimer@Kouki : dans la maison un grand cerf / regardait par la fenêtre / un lapin venir à lui...
@PV : n'hésitez pas à picorer des chips la prochaine fois, elles sont sur la table, autant vous servir :o)
@PhA : ben quoi ? cunéiforme, cursive allemande, ou bien ?
@Gilles : Contente qu'il t'ait plus.
(Je n'ai pas acheté le dernier numéro de Brèves, je n'ai pas (encore) lu ta nouvelle, donc.)
Doux - Beau -
RépondreSupprimerJ'en ai lu tout le sang chaud...........
L'ancienne comme l'actuelle sont les mêmes illisibles.... Belle journée.
RépondreSupprimerUn trés beau texte Anna, lourd et lent, qui dit l'absence, le manque et la nostalgie de ce qui nous echappe.
RépondreSupprimerc'est toujours difficile de commenter la poésie, je veux juste laisser une trace de mon émotion
RépondreSupprimerJ'ai du mal à commenter/m'indigner. Simplement dire combien cette lecture me bouge en dedans, là, au fond, dans le creux de la poitrine. Merci.
RépondreSupprimerMême affamé,je ne suis pas chips en dalle. Je me promène en respectant les droits de passage.Je me faufile dans les chicanes aménagées pour laisser passer les promeneurs. La fréquentation des blogs est un voyage que chacun déguste selon ses appétences. Je passe chez vous, prends dans votre blogroll, une bifurcation qui mène chez Francisco Pittau avec qui je vous trouve des correspondances puis je file savourer le dernier cru offert par kouki,humer un bouquet s'il y a de Frédérique M.La ballade continue par une déconnante salutaire chez Depluloin, un salut à Solko et quotiriens, des pauses strictement confidentielles. Au gré de l'humeur et de la soif, je jette un œil chez l'un, chez l'autre. Un puzzle se dessine où chaque pièce a son importance, pour former un paysage littéraire à contempler en passant où avec des arrêts selon l'appétit.
RépondreSupprimer@BVB : merci de votre visite et de votre appréciation.
RépondreSupprimer@Patriarch : la prochaine fois je fais un texte sur la reproduction des crevettes en milieu hostile, rien que pour toi.
@FM : merci. Oui, la lenteur, un rapport au temps qui se négocie...
@Madame de K. : Verroust a sifflé toutes les chips mais il reste des cacahuètes si tu veux.
@Cousu main : Ben pour quelqu'un qui a du mal... merci de votre lecture.
@Verroust : bref, vous musardez, quoi.
c'est doux et ça se boit lentement
RépondreSupprimerMon inculture en poésie est profonde.
RépondreSupprimerVos mots me labourent les tripes.
Je suis peut-être en marche vers de nouvelles présences, grâce à vous.
@Mu LM : Merci. (dites, vous savez qu'il y a une sororité de plume entre les textes de Kouki Rossi et les vôtres ?)
RépondreSupprimer@Anonyme : Vous me rappelez quelqu'un.
RépondreSupprimerRendre toute sa place à l'absence…
RépondreSupprimerBeau texte. Merci.
Patrick Verroust:
RépondreSupprimerJe reste ouvert à toute discussion.Ce lieu me semble plus approprié. En outre,mon adresse mail est:
patrick.verroust@orange.fr
comme toutes ces nuances de temps donnent au conditionnel toute sa force...aurait pu...
RépondreSupprimerC.
Les maisons de sable sont les plus belles,les plus éphémères, les plus douces aussi et quand elles s'effondrent, marcher dans ce sable laisse les empreintes d'une écriture. TRES BEAU.
RépondreSupprimer@Maine : merci de votre visite.
RépondreSupprimer@C. : oui, j'aime ce conditionnel.
@Frédérique : merci de votre appréciation. Quant à la fragilité des maisons... :)
marcher avec elle et un flot de souvenirs emporte le lecteur, la lectrice. J'aimerai m'asseoir et rêver à cette femme, lui construire un destin.
RépondreSupprimer