Rechercher dans ce blog

Chargement...

6 février 2012

L'heure d'y aller

J'ai boutonné
samedi avec dimanche,

j'ai jeté les lacets
qui tenaient
mes chaussures
dans la bouche
du vide-ordures,

j'ai fait monter ma fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur,

j'ai barbouillé
ma figure avec
les cendres pour le linge,

j'ai découpé les
ta-
lons
de toutes mes
chaus-
settes,
et je me suis postée
à la fenêtre :

dans les arbres
les oiseaux m'attendaient
pour LE GRAND VOL,
mais Maman m'a crié :
« TU VAS QUAND MÊME A L’ÉCOLE ».

35 sursauts d'indignation:

  1. Holà ! gracias por leirme y hasta ahora. (Estoy leyendo poesia para cenar)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh! qué sorpresa! Vous parlez espagnol :)

      Supprimer
    2. Comme un saumon norvégien, mais j'aime beaucoup et la langue, et le pays :)

      Supprimer
  2. Magnifique! J'adore! (Avec ce rappel de l'apprentissage de la lecture!)

    RépondreSupprimer
  3. Tu vas quand même à l'école !!!! J'aime.. sourire !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Patriarch. Oui, qui ne l'a pas entendue, cette injonction ?

      Supprimer
  4. Magnifique oui, et tout comme dit Pluplu... :)

    Et cet incipit, comme on cause aux petits à la maternelle...

    Merci Anna de Sandre de tant de force et de beauté.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le virement est parti ce matin :o)
      (vi, les expressions enfantines, y'en a des chouettes)

      Supprimer
  5. AIME. BEAUCOUP. Y a même des césures à la (qui vous savez).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci, Maestro. (Il n'en a pas le monopole, et les miennes on les comprend ;o)

      Supprimer
    2. Y se prend parfois pour César.:)

      Supprimer
  6. On a presque, presque envie d'être enfant et de ne pas retourner à l'école

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, presque, car il ne faudrait pas retourner à l'école...

      Supprimer
  7. Samedi avec dimanche, quel joli cadeau que ces mots, merci Anna!!!!! Béatrice K.

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour Béatrice, avec plaisir, comme on dit par chez moi.

    RépondreSupprimer
  9. extra - je n'ai plus de mots..... Chantal

    RépondreSupprimer
  10. Une mère sauve sa fille sans s'en apercevoir.Mais où sont passées les cendres pour le linge ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourtant les voyages forment la jeunesse, dit-on :o)

      Supprimer
    2. Anna, j'adore votre férocité.
      Eh oui, ce sauvetage. Merci à Jacques Louvain, euh à Dominique Boudou, de le souligner, moi je préférais avoir mal compris... :)

      Supprimer
    3. Oh... pour une fois c'est un texte plutôt doux. Chaque lecteur se l'approprie comme il le souhaite, bien entendu, mais vous n'aviez pas mal compris. ce "grand vol" est dans la classique tradition de Nils Holgersson ou d’Émilie Jolie.

      Supprimer
  11. Vous avez un talent pour la comptine alerte, enlevée, enjouée cette fois. Les assemblages des mots font jaillir un humour, en polysémies acoustiques dont les échos se répercutent de mot en mot dans l'infini des mémoires.Ce conte poétique est plein de vie,de sève, comme une danse ,une ronde....Akka m'a fait voyagé, il est agréable d'en retrouver une plume, la votre en plus.

    RépondreSupprimer
  12. moa jadorre kome tu ékri sé supère bo é en plusse on konpron tou é sa sé supère paske ché la plumme surre la comode dé foa sé tro kon pliké komeme

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C parskil écri pa tré b1 dan nottre lang.

      Supprimer
  13. Non mais c'est tout toi, en plus, tiens. (J'aime aussi boucoup.) :)

    RépondreSupprimer
  14. Moi aussi j'aime! ça t'ennuie si je partage sur FB? Bizbiz

    RépondreSupprimer
  15. Merci Planeth. Oui, bien sûr, tu peux partager :o)

    RépondreSupprimer