J'ai boutonné
samedi avec dimanche,
j'ai jeté les lacets
qui tenaient
mes chaussures
dans la bouche
du vide-ordures,
j'ai fait monter ma fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur,
j'ai barbouillé
ma figure avec
les cendres pour le linge,
j'ai découpé les
ta-
lons
de toutes mes
chaus-
settes,
et je me suis postée
à la fenêtre :
dans les arbres
les oiseaux m'attendaient
pour LE GRAND VOL,
mais Maman m'a crié :
« TU VAS QUAND MÊME A L’ÉCOLE ».
j'ai jeté les lacets
qui tenaient
mes chaussures
dans la bouche
du vide-ordures,
j'ai fait monter ma fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur,
j'ai barbouillé
ma figure avec
les cendres pour le linge,
j'ai découpé les
ta-
lons
de toutes mes
chaus-
settes,
et je me suis postée
à la fenêtre :
dans les arbres
les oiseaux m'attendaient
pour LE GRAND VOL,
mais Maman m'a crié :
« TU VAS QUAND MÊME A L’ÉCOLE ».
J´aime beaucoup ce poème!
RépondreSupprimerun saludo
Holà ! gracias por leirme y hasta ahora. (Estoy leyendo poesia para cenar)
RépondreSupprimerOh! qué sorpresa! Vous parlez espagnol :)
SupprimerComme un saumon norvégien, mais j'aime beaucoup et la langue, et le pays :)
SupprimerMagnifique! J'adore! (Avec ce rappel de l'apprentissage de la lecture!)
RépondreSupprimerOh, ben alors si vous aimez... :o)
SupprimerTu vas quand même à l'école !!!! J'aime.. sourire !!!
RépondreSupprimerMerci Patriarch. Oui, qui ne l'a pas entendue, cette injonction ?
Supprimermoi aussi beaucoup beaucoup
RépondreSupprimerMerci merci, Mu LM :o)
Supprimermoi itou !
SupprimerMerci itou, Morgan :o)
SupprimerMagnifique oui, et tout comme dit Pluplu... :)
RépondreSupprimerEt cet incipit, comme on cause aux petits à la maternelle...
Merci Anna de Sandre de tant de force et de beauté.
Le virement est parti ce matin :o)
Supprimer(vi, les expressions enfantines, y'en a des chouettes)
Tout est là, dans le "quand même".
RépondreSupprimerExact. Bien vu. (et merci de me lire)
SupprimerAIME. BEAUCOUP. Y a même des césures à la (qui vous savez).
RépondreSupprimerMerci, Maestro. (Il n'en a pas le monopole, et les miennes on les comprend ;o)
SupprimerY se prend parfois pour César.:)
SupprimerOn a presque, presque envie d'être enfant et de ne pas retourner à l'école
RépondreSupprimerOui, presque, car il ne faudrait pas retourner à l'école...
SupprimerSamedi avec dimanche, quel joli cadeau que ces mots, merci Anna!!!!! Béatrice K.
RépondreSupprimerBonjour Béatrice, avec plaisir, comme on dit par chez moi.
RépondreSupprimerextra - je n'ai plus de mots..... Chantal
RépondreSupprimerMerci - moi non plus... :o)
SupprimerUne mère sauve sa fille sans s'en apercevoir.Mais où sont passées les cendres pour le linge ?
RépondreSupprimerPourtant les voyages forment la jeunesse, dit-on :o)
SupprimerAnna, j'adore votre férocité.
SupprimerEh oui, ce sauvetage. Merci à Jacques Louvain, euh à Dominique Boudou, de le souligner, moi je préférais avoir mal compris... :)
Oh... pour une fois c'est un texte plutôt doux. Chaque lecteur se l'approprie comme il le souhaite, bien entendu, mais vous n'aviez pas mal compris. ce "grand vol" est dans la classique tradition de Nils Holgersson ou d’Émilie Jolie.
SupprimerVous avez un talent pour la comptine alerte, enlevée, enjouée cette fois. Les assemblages des mots font jaillir un humour, en polysémies acoustiques dont les échos se répercutent de mot en mot dans l'infini des mémoires.Ce conte poétique est plein de vie,de sève, comme une danse ,une ronde....Akka m'a fait voyagé, il est agréable d'en retrouver une plume, la votre en plus.
RépondreSupprimermoa jadorre kome tu ékri sé supère bo é en plusse on konpron tou é sa sé supère paske ché la plumme surre la comode dé foa sé tro kon pliké komeme
RépondreSupprimerC parskil écri pa tré b1 dan nottre lang.
SupprimerNon mais c'est tout toi, en plus, tiens. (J'aime aussi boucoup.) :)
RépondreSupprimerMoi aussi j'aime! ça t'ennuie si je partage sur FB? Bizbiz
RépondreSupprimerMerci Planeth. Oui, bien sûr, tu peux partager :o)
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